Présentation

C'est moi, Robinet !

undefined

Ou êtes vous ?

Locations of visitors to this page

Publicité

Mardi 26 février 2008
 Quand le Fred me parla de vieilles pierres, je ne les pensais pas aussi féeriques, magiques. Dire qu’ils se sont amusés à tailler, à empiler des très gros cailloux pour faire beau et en plus, ils ont réussi.
 
Minimum deux jours pour faire le tour rien qu’à Athènes. Et les musées montrent de très anciennes cruches, pots à lait, supports de savon de Marseille, vases plein de vase ancienne aussi, bijoux en or et en terre, etc… C’est vraiment bien.
 Je ne vous décris pas les bâtiments, car vous les avez déjà vu en images dans « Astérix et les Jeux Olympiques », sauf que dans la réalité, c’est beaucoup plus grand. Ca touche le ciel.
 
 La grande Johanne et ses souvenirs de jeunesse, laissez moi rigoler, dans sa tête, Le Pirée était l’entrée portuaire d’Athènes, symbole de puissances, etc…
 Sachez de suite que nous sommes les trois seuls touristes au monde à avoir fait le tour du Pirée à pieds… Pourquoi ? Pour rien !! Mais alors rien de rien. Nous n’avons vu qu’un petit lion blanc en pierre, ridicule par rapport au Lion de Belfort, celui qui a avalé sa langue par amour de son créateur, s’en rendant compte, ce dernier se suicida. Bref, plus à dire sur Belfort que sur le Pirée. Une ville ultra moderne faite d’immeuble de luxe de 5 à 6 étages, un port pour touristes avec des gros bateaux pour riches, un port avec des cargos interdits à nous autres et c’est tout.
Même pas des mouettes, juste des pigeons comme à la Bastille. La plage, c’est 20 mètres de cailloux, même pas de coquillages. Même pas de rien, que dalle je vous dis, juste mal aux pattes.
 
Par contre, le métro, les trams, les bus de ville, c’est propre, efficace, pas cher, simple. Pour les taxis (moins voleurs qu’en France qui détient le record de la honte dans ce domaine), cela reste un peu cher, mais raisonnable.
 Johanne a voulu voir le Pirée, on a vu nos limites. J’ai voulu voir les monuments et l’histoire des grecs, j’ai vu des cailloux, des bipèdes qui parlent fort. Le Fred a voulu se reposer, dormir, on l’a traîné par monts, par vaux, on l’a nourri au Mac Do.
 
Robinet
 
Par Fred
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Dimanche 24 février 2008
Cocorico !
 
 La Grèce, je ne vous présente pas. C’est sûr que vous connaissez tous, puisque ce délicat pays fait partie de notre Europe bien aimée, chérie d’amour, adorée et acidulée, dont les habitants sont comme leurs vieilles pierres, hauts en verve, hauts en affaire, hauts en rigueur, au chocolat, hauts dans l’histoire, ô ! Pauvre de moi.
 
 Nous sommes là pour quelques jours, le temps pour Fred de discutailler avec les locaux, vendeurs de marée et de produits divers, et le temps pour moi de découvrir ces tas de cailloux soit disant de l’Antiquité ; Ces monuments qui ont marqué tant d’élèves de primaire avec leurs histoires fantastiques.
 
 La grande Johanne nous a trouvé un des plus grands hôtels d’Athènes, à 12 euros la chambre. L’humidité ambiante dégage une odeur de moisissure de 18 siècles, le lavabo a oublié l’eau depuis 1921, date de la dernière crue du Nil, la peinture d’un vert douteux se détache par plaque de 20cm2. Pour le lit (un seul pour nous trois), je les soupçonne d’avoir remplacé le matelas par une couche de béton armé dont les ressortslaisseront leurs traces jusqu’au fond de mes « sots l’y laisse ». La porte et la fenêtre n’ont plus de fermeture depuis bien longtemps afin d’assurer une aération de fond de cour et une ventilation permanente. Bien sûr, pas de cafard à cette époque de l’année.
 Le gérant de l’hôtel, très sympathique, est de permanence 24h sur 24 depuis son ouverture. Il a un matelas derrière le comptoir sous l’escalier et un réchaud aux différents pétroles pour cuisine et chauffage. Son regard est d’outre-tombe, ses traits vitreux, son discours haché par la fatigue, son teint d’une couleur indéfinissable, il est vraiment gentil avec nous.
 
 Nous sommes en plein centre d’Athènes, près des Halles qui fournissent l’ensemble des habitants, restaurants, chiens, chats, vieux, moins vieux et différentes créatures de cet univers. Une odeur flotte sur ce quartier, mélange de poissons, viandes, marée, légumes, etc… C’est bizarre comme parfum.
 Les derniers arrivages des pêcheurs côtoient les précédents avec des rangées de poulpes accrochés aux fils à linge qui donnent sur la rue, une manière de fumer ce fruit de la mer délicat gratuitement ; La fumée des voitures s’en charge.
 Les étales des bouchers rivalisent d’imagination, l’un nous présente toutes sortes de t^tes de moutons, chèvres avec leurs yeux globuleux, l’autre les dernières tripes et foie d’un bœuf, visiblement ravagés par l’alcool. Plus loin, ce sont les cadavres sans peau de mes amis de la Basse-cour qui pendouillent tels des chaussettes de nos grand-mères. En face, ce sont les légumes fraîchement cueillis du matin, les limaces terreuses et la salive des escargots sont encore visibles.
Le tout dans une odeur !!
 Nous mangerons Pizza Hut et Mac Do ici.
 C’est plus sûr quand même !
 Bien que ??
 
Robinet.
Par Fred
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 22 février 2008
Cocorico !
 
 Nous quittons Varna à la nuit pour rejoindre Sofia, en passant par le nord cette fois, par Sumen, Veliko Tärnavo et Mezoka.
 Au début, c’est une suite d’usines dont CALCIA-Cimenti, fumant toutes de leurs cheminées plus ou moins hautes et crachant vers le ciel leurs délicieuses vapeurs de nicotine, dioxine, marijuana, résidus de vache folle, dont l’atmosphère se régale journellement.
 Plus loin, c’est une suite de plaines de grandes cultures, alternant avec des montagnes hautes comme l’Himalaya, enfin, en miniature bien sûr.
 
 Sofia, de jour, c’est une grande ville européenne, comme toutes les autres, avec son lot de feus rouges, de tags, de klaxons, de sirènes et pimpons (multicolores ici).
 Arrêt d’une demi heure, puis direction Thessaloniki en traversant les Rhodopes, magnifique montagne avec son lot de neige, glissades, cailloux au milieu de la route, tunnels tous noirs, et descentes interminables vers la mer Egée. Si en France nous avons plus de montées que de descentes (c’est pour cela que les cantonniers et travailleurs syndiqués des Ponts et Chaussées sont toujours fatigués), ici, c’est l’inverse. Uniquement des descentes ! D’ailleurs, on dit descendre vers le sud, ce n’est pas pour rien.
 
 
 Après quelques mélanges de routes et une frontière plus que bizarre (quatre postes différents), c’est l’autoroute grecque. Et là ! Attention !! Ne pas se baser sur les autoroutes françaises, surtout pas ! Ici, c’est une simple deux voies dont les bandes d’arrêt d’urgence servent de doubles voies, valeur de nos anciennes trois voies en France. Ca double en dépassant largement la bande blanche du milieu, et alors là, c’est folklorique, car quatre de front, ça ne passe pas, donc, toujours viser juste !! Le résultat est qu’à chaque kilomètre, une chapelle ardente du souvenir nous rappelle que de braves et courageux chaufaillons ont donné leur vie pour le plus grand bonheur des croque-morts, fleuristes, menuisiers, popes… Une nouvelle bonne façon de lutter contre le chômage. D’ailleurs ici, le chômage n’existe pas, y a ceux qui ont des sous, et les autres.
 
 
 Entrée dans Athènes au soleil levant. Une avenue pleine de petits garages, de pièces de voiture, camion, bulldozer…. Petits établissements en surface, donc, pour présenter la marchandise, c’est en hauteur que ça se passe. On se retrouve avec une grue Poclain d’occasion à 6 mètres de hauteur, posée sur toutes sortes de capots de voiture ou cabines de camion, empilages invraisemblables de ferrailleurs montrant leur fortune. Les bric-à-bracs des couturières en soudure…
 C’est, plus loin, presque au centre, une allée de vêtements neufs de fabrication maison, made in China, « l’Allée Singer ».
 Puis le Terminal B d’Athènes, une mare de boue au milieu de nulle part, de la place pour trois bus, file d’attente, etc… Du grand accueil !! J’ai pu voir le Terminal A, là c’est autre chose, c’est plus grand que la gare Montparnasse de Paris, c’est une vraie gare.
 Brave Fred, il est encore tombé sur une galère : Rejoindre le centre-ville..
 
Robinet
 
Par Fred
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Lundi 18 février 2008
Cocorico ! (Intermède)
 
 Merde ! Nous repartons demain à l’aube, vers le sud, non pas du coté de St tropez, ni chez la Grignette, juste dans le coin d’Athènes, en Grèce. Encore par la route, 24 heures de bus à s’envoyer, de plus nous partons à trois, ben oui, le Fred emmène une fille, oui vous avez bien lu, une fille…….. ! En plus je l’ai déjà rencontré, c’est la sienne, la grande Johanne, l’unique, celle qui voulait me manger avec des petit pois parce que je chantais avant midi, celle qui a nourri toute la basse cour l’été passé, quand le Fred a pris deux semaines de congé dans LE cinq étoiles de Vitryole city, le plus grand hôtel de vitryolais du côté de Rome St Charles avec vue imprenable sur les riches plaines de Frignicourt, chez « L’hosto » que ça s’appelle. M’ouais, certains d’entre vous la connaissent, c’est un phénomène digne de ….. !
 
 Je me sens un peu trahi, moi qui pensais que j’étais son unique compagnon de voyage, son copain, désillusions totales, en plus par une fille ! Ah ces hommes, toujours à courir après une « je ne sais pas quoi puisque c’est humain ».
 
 Bon je me ressaisis et vous promets de la taire dans mes discours. Faut quand même pas déconner.
 J’en profite pour remercier notre ami FLB à qui j’envoie en vrac tous ces pseudos articles et qui, dans son admirable bonté, les publie sur ce Blog avec une régularité d’enfant de cœur vidant les bouteilles de blanc de nos curés.
 Le Fred est calmé, j’ai eu droit à une double ration de picotins d’avoine avec orge grillé, le tout arrosé d’un château la pompe javellisé, histoire de décaper les restes des patates.
 
 Petite ballade au bord de mer et découverte de la statue de la liberté, oui oui, vous avez bien lu, c’est bien la statue de la liberté, le Fred a fait une photo, les bulgares ont dû la piquer aux états-uniens.
 
 Allez, je vais faire les valoches car demain, aïe mon dos.
Va voir chez les grecs si……….. Je retrouve un ordi ! Pour continuer de vous dire mes déboires, vous raconter ce club med, penser à vous tout simplement.
 
Robinet
 
Par Fred
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Vendredi 15 février 2008
Cocori ‘quouic !!!
 
Là c’est la censure du Fred !! En colère le pépère !! Après moi bien sûr !! Pourtant ?juste rentré un peu tard quoi, juste………une découverte des saveurs locales.
 
Nom dé diou, j’ai pris un savon digne d’une lavandière aux fourneaux, digne d’une cuisinière confondant lessives et farines dans la cave d’une artiste peintre en bâtiment.
 
   Y parait qu’ « il faut apprendre à fermer son bec surtout quand on a rien à dire et en plus en déformant ce pas grand-chose ». Faut dire que ……. je me suis permis de goûter un peu beaucoup de pomme de terre locale fermentée, et, naturellement mon foie a outrepassé ses droits, ma langue s’est déliée, mes plumes changèrent de couleur, et surtout, comme un ami de la basse cour, j’ai découvert les blancs de ma mémoire, les noirs de ma tête (ça fait mal), le jaune de mes yeux, le goût de plâtre de l’aspirine, la honte de cette infime même minime faiblesse.
 
 Ouais … ben … hein … j’aurais bien voulu le voir lui … entouré de toutes ces jolies demoiselles, de cette musique enivrante, d’ailleurs c’est la musique qui m’a saoulé.
 
 Ah ! T’es sûr ! Les demoiselles c’était des flics, la musique le bruit des sirènes, et merde !!!
 
Toujours est-y que les patates fermentées à 75°, la Rakia, c’est pas mal !!!!! NA !
 
Avec qui j’étais, ben…… des gens quoi !
 
Bon, pas faim, je retourne au nid.
 
Robinet
Par Fred
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Jeudi 14 février 2008
Cocorico !
 
 
Super génial, enfin seul, une journée d’enfer se prépare, au programme visite de la ville, ses hôtels environnants, ses fromages, et peut-être une petite soirée avec les rencontres du jour.
 
 Le Fred est parti pour la journée au nord, à Ruse sur la frontière de la Roumanie dans un port sur le Danube pour…… en fait j’en sais rien ou je n’ai pas tout compris. C’est à 70 Km au sud de Bucarest, il y a un pont qui sert de passage sur l’eau, et les bateaux passent … devinez où… dessous, et sur le pont … devinez quoi… les trains … et au dessus … devinez qui… les voitures … et encore au dessus …ben devinez … les avions … etc. En fait c’est un pont à étages, un énorme pont qui sert aussi de frontière avec guitounes d’hommes sérieux et armés de chaque côté. Les poissons sont donc en zone franche et peuvent profiter des magasins duty free.
 
 Donc pas de Fred ce jour. J’en profite pour visiter le premier bar au coin de la rue (bar du Nord), une petite Rakia ça fait chaud dedans le gésier, puis visite des boutiques en bordure du centre village, elles ont toutes un nom différent : chez cawette, chez zezette, chez galette, chez gaëtte, chez grignette, chez domette, chez paupiette, chez babouiette et pour la grande surface, chez LA paulette. Enfin grande surface, c’est 10 m2, pour les autres c’est 3 m2, un foutoir incroyable avec tout, vraiment de tout, du plafond jusqu’au dessous du tapis. Les tarifs sont comme en France … divisés par trois environs. C’est bien, on peu boire un coup aussi, une petite Rakia à chaque arrêt, c’est chaud dans le gésier. Certains magasins n’ont qu’une petite fenêtre pour ouverture, alors tu reste sur le pseudo trottoir et tu commande (une petite Rakia par exemple, c’est bon pour ce que tu n’as pas).
 
 Dans le centre ville, ce sont des magasins plus grands, au moins 15 m2, avec des lingeries fines, des chaussures, des robes, d’autres ont des lingeries très fines, des bottes, des fourrures, oui, il y a des banques aussi qui placent votre fortune, j’ai vu la « Société Générale » en bonne place. A part cela, quelques mac do et autres vendeurs de kebab. Pas de restau traditionnel avec Rakia ou jus de rêve local. Je retourne dans les petites rues pour manger une sorte de galettes avec des falafels (sortes de boulettes végétariennes de X avec une sauce Y, des frites et du riz), le tout mélangé et emballé dans des vieux journaux, avec une petite Rakia, pour désinfecter le tout, c’est chaud pour le gésier.
 
 J’aime finalement ces petites guinguettes des basses rues, j’ai rencontré des poulets et poulettes sympathiques, ils m’ont emmenés voir les grands hôtels 15 étoiles du coin, tous en constructions, plus beaux et plus luxueux que ce que j’ai déjà vu, impressionnant, c’est pour les touristes à venir. Mais quand je leur fais remarquer que tout le sable avait disparu du bord de mer, ils m’ont dit qu’il fallait du sable pour les constructions. Là, j’ai pas tout compris, des grands hôtels aux bords et sur la mer sans plage, sans port, sans route, c’est bizarre.
 
 Une petite Rakia (c’est bon pour le gésier) et retour pour faire les quatre heures, goûter aux fromages et ces fameux yaourts Bulgares, et là, une pensée pour le général De Gaule qui disait à la reine d’Angleterre « c’est difficile de gouverner un pays où il y a 400 fromages », ici, c’est deux fromages, point final, un ressemblant au gouda en mieux, le kachkaval, l’autre une sorte de fromage frais sans goût ni odeur qui se conserve immergé dans l’eau, le ciréné. Oui, les Bulgares mangent beaucoup de yaourts, mais St Nestlé et St Danone sont très bien représentés, je soupçonne que les yaourts Bulgares sont en fait … Suisse. Alors je me rabats sur une petite Rakia, c’est extra pour le gésier.
 
 J’ai la crête un peu chaude, une petite pensée pour le Fred qui vient de me joindre en s’inquiétant pour moi, c’est gentil, il apprend à nager dans le Danube avec ses collègues pas tous fréquentables, franchement quelle idée d’aller faire du saut à l’élastique à son âge, en plus avec des gens en soutanes noires, des potes ou popes qui m’a dit, des copains à St Jean Chrysostome. Moi, je n’ai pas confiance dans les chorales masculines.
 
 Allez, une petite Rakia, c’est fabuleux pour le gésier, et nous sommes une bande maintenant, beaucoup de poulettes et aussi Clairette la godelle (vache), au programme, boîte de nuit et Rakia à volonté, du pur bonheur pour le gésier. Je vous raconte ces jours à venir.
 
Robinet
 
 
Par Fred
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 12 février 2008
Cocorico !
 
 C’est bon de se reposer, des ballades dans les rues de ce village (2ème ville du pays), quelques milliers d’habitants, et, un chien, quatre chats par rue ! Oui, ici les chiens et chats n’ont pas de maître attitré, ils vivent dans les rues en vagabondage permanent, mais chacun sa rue, son territoire. Ils sont gras comme des cochons car tous les nourrissent et sont protégés par la loi. Si, par mégarde, vous écrasez un de ces quadrupèdes, c’est 20 000 léva d’amende (10 000 euros) et quelques temps en prison, c’est moins cher pour un piéton (pas d’amende, juste la prison). De toutes façons, dès que vous avez un accident, responsable ou pas responsable, c’est la tôle, sauf pour les sportifs internationaux (le dernier en date, un patineur connu, n’a eu que 4500 euros d’amende pour avoir écrasé un enfant en état d’ivresse) et les mafieux.
 Le Fred passe son temps dans des palabres interminables, il mange tout le temps (rajout de sa fille : « et c’est pas peu dire !! »), dont une fois par jour au restau et l’autre chez l’habitant, entre deux, la sieste. C’est un planqué !
 
 Pour moi, c’est un seul repas par jour, c’est tout juste si on ne voit pas mon bréchet dépassé, je me promène au hasard des ruelles et essaye de cocoricoter (discuter) avec les personnes locales, j’ai rencontré hier soir une très vieille dame qui tirait des énormes cartons à même la rue, je me suis avancé pour l’aider, elle n’a pas voulu mais m’a invité à boire un verre d’eau chez elle : quatre planches et une tôle pour masure et les cartons pour se chauffer, y a mieux comme château, surtout à son age, mais elle était radieuse dans cet univers, elle est un peu maigrichonne, mais le chien errant devant sa porte est en bonne état, même grassouillet.
 
 J’ai rencontré également des jolies femelles bipèdes, elles sont toutes à la mode ici, bottes, jean ou mini jupe, manteau de fourrure, plein de peinture de guerre sur le visage, maquillées comme des camions volés, dont le rouge à lèvres est le point culminant comme un appel de biche en chaleur au fond des bois par un soir d’automne, une fusée de détresse dans les marais de St Amour.                                                                                                                                                                               On les croise marchant dans le grand parc sur « l’allée des poussettes », traînant avec elles une multitude d’engins à quatre roues renfermant leurs dignes progénitures, papotant des dernières nouveautés parisiennes, raillant les dernières arrivées, dilapidant leurs temps en commérages comme cela se doit dans nos soirées mondaines occidentales.
 
 Quand on marche dans les rues, faîtes très attention, regardez d’un œil les trottoirs qui  sont une suite de trous et de pièges destinés à éliminer les plus faibles d’entre nous (vieux, parkinsoniens, buveurs de bières, etc.),  de l’autre (œil) au dessus de vous car une maison sur deux est en travaux, sans protections particulières ; les gravas, briques, truelles, ouvriers, atterrissent régulièrement tantôt sur le trottoirs, tantôt sur la route. C’est un peu un jeu de piste sans droit à l’erreur. Pour les handicapés, cela a du être radical car je n’en ai pas vu.
 
 Bon c’est l’heure de ma gamelle.
 
 Robinet
 
 
Par Fred
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 11 février 2008
Gros cocorico
 
En ce jour, je suis encore vivant, ben oui, après avoir biaisé (et non pas baisé) toute la journée d’hier, je l’ai échappé belle !!
 
 Hier, fête du coq dans ce pays !!
 Je vous explique : jadis, à l’époque des Ottomans, chaque famille devait fournir son premier enfant mâle né pour renforcer l’armée du sultan (on dit aussi que c’était pour améliorer la race Turque, c’est pour cela que certains Turcs ont les yeux bleus). Pour ce faire, l’armée passait dans chaque village une fois l’an, mais les habitants se réfugiaient dans les montagnes en prenant soin, avant, de couper le cou des coqs en maculant les murs et maisons du village avec le sang de mes congénères afin de faire croire que tout le monde avait été massacré par une légion déjà passé récupérer les petits bipèdes mâles.
 Depuis, cette barbarie continue uniquement pour la gente gallinacée (dont je fais partie), le sang et la bira (bière) coule à flots ce jour maudit par tous les Dieux de l’olympe.
  
Pourquoi faut-il que cela soit toujours nous (les animaux et poissons) qui trinquions lors de vos fiestas, vous ne pouvez pas fumer de l’herbe comme tout le monde ?? :
-         Dindes pour Noël sauce divine
-         Poule au pot des dimanches sauce Ravaillac
-         Rôti haricots verts avec la belle mère
-         Agneaux pour les faims de jeunes en folie
-         Carpes hambourgeoises pour la pâque
-         Steak frîtes bouchère blémoise Armandine
-         Tête de veau Chiraquienne
-         Morues portugaises a la balalaïka de Wyandotte
-         Pieds de porc de st Ménéould et ses fricandeaux de Grignette
-         Tripoux auvergnats sauce carrousel
-         Langoustine bretonnante sauce Lebihanaise
-         Xavière de tripailles sauce autocollante
-         Poêlé d’onglets sauce Dom Maraîchère
-         Noire de blanc de poulet sauce ramoneur
-         Glissade patinée de hure à roulettes
-         Gaëlle truffée et bisous de homard
-         Kinder farci à la cervelle Orly façon ficelle Picarde
-         Crème diplomate au Cochon Sauce Cultivateur
-         Clavette d’os à moelles
-         Gatti rade au gaspacho andalou (cervelle en mélange)
-         Talmouses de tricorne d’escargot en BDU parfumé gingembre
-         Etc.………
Bon avec ça, j’ai faim, je vais manger des légumes verts parfumés aux pétards chez Marie Jeanne.
 
Robinet
 
 
 
Par Fred
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Dimanche 10 février 2008
Cocorico !
 
 Il est 4 heures du matin, on descend du bus, et ils sont là !!!!! Qui attendent ! Depuis quelques heures, c’est vraiment sympa, surprise car ce fouttu Fred a oublié de prévenir de ma présence, ah, une maison avec un nid douillet, une douche, des sourires, le pied quoi !
 
 Mon dos est occis, une bonne journée au nid, trois ou quatre verres de rakia (goutte locale), une claque sur le croupion et « bonjour Morphée ».
 
 En fait nous sommes à BAPHA (Varna) de l’autre côté de la Bulgarie, sur les bords de la mer noire, pas frais mais disponible pour le repos et, nom de Dieu que ça caille ici. Non, non, pas de baignades en cette saison, pas de jolies poulettes arborant poitrines et gambettes au bord des plages, pas de glace à la framboise, il faut que je briffe le Fred pour qu’il entreprenne ses ballades à la belle saison.
   Les Bulgares sont des personnes fières et chauvines, le communisme reste ancré dans les mentalités bien que l’évolution de ces dernières années marque et ouvre des possibilités tous azimuts, il faudra du temps et moins de corruption pour que chaque personne y retrouve un peu de bien-être. Le temps est en marche ici pas comme en France où l’immobilisme protège nos petites personnes ! Vas y Sarko, bouscule nous tout ce petit monde (taxis, notaires, fonctionnaires, avocats, syndicalistes, écrivains, ouvriers, paysans, toubibs, etc.), mais, qu’il soit verts, jaunes, blancs, noires, oranges ou pires encore « immigrés », touche pas à ceux qui n’ont rien.
 Ne pas confondre « Barbares de Barbarie » et « Bulgares de Bulgarie », ce n’est pas le même monde. Les seconds sont environs 7,7 millions, soit 67 habitants au Km2, l’espérance de vie est pour les mâles 66 ans et pour les femelles 75 ans, leurs monnaies sont les leva (ou le lev) et les stotinki (le stotin), l’euros est prévu vers 2012. L’alphabet est le cyrillique, d’origine grec, thrace, et slave local. Bref tout simple quoi :
-         je vous aime beaucoup !!
-         аз ви обичам много !!( az vi obitcham mnogo)
 
Ou pour Wyandotte
-         une grande bière s’il vous plait !
-         една голяма бира, моля ! (edna goliama bira, molia !)
 
Bref, même le Fred nage la brasse touchée, coulée, glouglou. Pourquoi faire simple quand on peu faire compliqué.
 
 Pour les barbares, là….. ! C’est un peuple vivant sur la planète Terre, n’ayant pas de pays bien définis, pas très loin de chacun d’entre nous , voir, en chacun d’entre nous, dont les exactions sont sujet à controversent suivant les origines, l’éducations, le devenir, le Déisme, etc…. !. Bref, nous sommes tous des barbares, surtout nous, mangeurs de grenouilles, d’escargots et de glaces aux citrons.
 
Robinet   
 
Par Fred
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Samedi 9 février 2008
Cocorico
 
Nous voilà donc au pays qui sonne la fin de la première partie du voyage, enfin à l’entrée, plus que 500 à 600 Km pour me baigner dans la mer noire. Et merde, on rentre dans la communauté européenne, trois Km de poids lourds à l’arrêt dans cette neige, je suis de tout cœur avec eux, juste le cœur car le reste est au chaud dans le bus. Une heure pour sortir de la Serbie, deux heures pour rentrer en Bulgarie, ça c’est cool !!Pour les routiers c’est entre 12 et 24 heures pour ces cent mètres. Alors ça saucissonne dur, picole, joue de l’accordéon, les chants sont plutôt des rengaines de naufragés de la route, sympathique vu de l’extérieur.
 
   La nuit tombe, le brouillard tombe, ma crête tombe, les cacahouètes tombent, le sommeil tombe. Il est 17 heures trente, non, décalage horaire, bref il fait nuit et je dors (mange pas encore ce jour ?).
   BOUM !! ne vous affolez pas, c’est une panne de bus, re-attente, nouveau char d’assaut, ballade by night de Sofia, un car multicolore nous attend, tout juste si ce n’est pas écrit « plus prêt de toi mon Dieu ». On transvase bagages, bipèdes et moi-même et c’est reparti pour un « by night Sofia » sauf que là, impossible de voir la ville, notre véhicule fait parti de la ligue des inconditionnels tabaculteurs ou cologues, une fumée noire et épaisse nous entoure, véritable feu de la St Jean trempé, c’est pas du diesel dans son moteur, c’est une chaudière à recycler les vieux pneus.
 
 Ras le bol, chu fatigué, quand est ce qu’on mange ?
 
 De la neige, du brouillard, un bus qui freine dans les virages, faut pousser dans les montées et courir derrière dans les descentes, du grand art quoi ! Arrivée le lendemain à l’aube sur les bords de la MER !! On va se poser quelques jours.
 
Robinet.
Par Fred
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander

Commentaires Récents

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus