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Jeudi 7 février 2008
Cocorico !
Putain, j’ai le dos en compote de surimi mayonnaise, et cette plaine qui n’en finit pas.
 
Comment entretenir les bordures de routes ou d’autoroutes, naturellement je ne vous parle pas du ramassage des ordures, là, c’est le temps qui s’en charge, d’ici une cinquantaine d’années, on n’y pensera plus. Par contre, pour désherber, tondre, élaguer, j’ai vu des systèmes D qui ne sont pas piqués de vers :
-         Mettre deux gardiens avec dix cochons, labourages assurés et économie de nourriture.
-         Dévier la route sur les bordures pour palier aux manques de rouleau compresseur, résultat, un compactage naturel et… quelques camions embourbés.
-         Cent cinquante moutons sur l’autoroute, tontes de pelouses relativement propres et surtout, pas besoin de signalisation « ralentir », vous n’avez pas le choix.
-         Pour éviter les excès de vitesse, laisser quelques trous de roquettes, j’ai chopé le mal de mer sur cette route pour éviter les cratères, c’est radical.
 
Le Kosovo, chère à nos militaires Franchouillards ! «  OOouais, moi j’ai fait le Kosovo ! » Disait-il devant sa bière bibine 1664 au bistrot du coin de la place Girault vitryolaise. Grand blessé du cœur et grand connard devant sa nana subjuguée par tant de bravoure involontaire, mais qui remplit bien le compte en banque. Ce jour là, j’ai eu tort de lui demander avec combien de personnes il a partagé ses rations alimentaires quotidiennes, son regard noir et son poing m’on fait comprendre que l’on ne mélange pas les torchons et les serviettes dans cette guéguerre dite « Humanitaire » faite par des « humanistes ».
 Je me suis souvenu ce jour là d’une parole de Camus disant : «  un humaniste c’est un homme aveuglé par de courte certitude ».Ben ouais !
 
Zone de montagnes et routes longeant une rivière 30 mètres plus bas, non ! Le chauffeur est bulgare, pas besoin de parachute, bien que j’ai l’impression de m’envoler à chaque lacet, mais non, Robinet, calme toi que j’me dis, oups…beuks…. Oh, non, c’est mon gésier qui joue les déferlantes des plages de Saint Malo, bon, on s’arrête enfin, Frontière Bulgare.
 
Robinet
 
 
Par Fred
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Mardi 5 février 2008
Adieu mon Toin-toin.
 
La Serbie, c’est environ 10 millions d’habitants, et pas de chiffres fiables pour le reste. Le dinar serbe, monnaie du pays fait la pige à l’euro, monnaie officielle du Kosovo (province de Serbie). Toujours cette grande plaine pannonienne au nord qui théoriquement suffit à nourrir tout le pays, mais des disparitions de trains entiers de céréales (maïs) laisse penser que les cochons locaux sont bien nourris, voir engraissent littéralement des négriers, des négociants en misère humaine.
 Sud ouest, régions montagneuses : les Diraniques, au sud est : les Carpates, les Balkans, et en frontière avec la Bulgarie au sud : les Rhodopes.
 
 Champion d’Europe toutes catégories, la Serbie compte environs 550 bidonvilles dont une centaine à Belgrade, certains occupés par des Rom, d’autres par des réfugiés du Kosovo. Voir un bidonville est une chose, mais le traverser, s’arrêter, discuter, essayer de comprendre le pourquoi, et paf ! Tu as le ventre qui se serre, les tripes qui n’en veulent plus, la tourista te fait courir, tes jambes dansent une java tyrolienne, tes cheveux bleuissent d’incompréhensions (c’est pour cela que les punks se colorent les tifs), tes yeux se chargent des larmes du bonheur, bref, c’est pas çà qu’est çà !!
 
   Comme un con que je suis, j’ai refusé de visiter les monuments de cette charmante ville pour suivre le Fred dans le quartier derrière la gare, par un escalier frais et puant… ! M’vouais, la zone quoi, parler d’architecture dans ce dédale de baraques en cartons et tôles, parler de l’art dans ce musée de plein air, ouvert aux quatre vents, dont les habitants subissent les meurtrissures de l’hiver de plein fouet, parler, simplement parler, c’est déjà de trop.
 
 «  Quand une guerre éclate, les gens disent que ça ne durera pas, c’est de la bêtise, mais la bêtise insiste toujours, même bien après la guerre ». Et on en revient une fois de plus à l’instant, vivre l’instant, sans un minimum d’avenir, c’est un jour sans lendemain, c’est l’échec assuré.
 Le Carpe diem est un bien joli mot, heureusement qu’il sonne faux.
 
Robinet
 
 
 
Par Fred
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Dimanche 3 février 2008
Toin ! Toin !
Cocorico répondis-je
Toin ! Toin ! Me salua le petit tanard !
 
La frontière Serbe, là, c’est pas commode, vraiment pas ! Avec leurs gros pistolets, avec des mots que je ne comprends pas, tout le monde descend, juste pour voir nos tronches, nos bas de nylons et nos porte-monnaie. J’ai la trouille de ma vie, mes fientes vont encore être verdâtres.
 
 Finalement, ça passe plutôt facilement, et là, c’est le choc, nous entrons dans une décharge généralisée, pas un mètre carré sans détritus, de toutes sortes, de tous genres, et cela pendant les quatre cents kilomètres pour traverser ce pays. Un univers de meurtrissures digne des passages de guerre et des bipèdes en folies oubliant leurs entourages et leurs conditions de vies, oubliant leurs propres devenirs, oubliant le respect d’eux-mêmes, oubliant de quoi ils sont fait, oubliant demain.
 Mais nous sommes au début du voyage, et le Fred reste stoïque devant cela comme si c’était une évidence, comme s’il comparait nos décharges françaises regroupées alors qu’ici, c’est étalé aux quatre coins du monde. Ah ! Ce Fred, il m’énerve avec son recul digne du regard d’un cygne face à mon nouvel ami Toin-toin, le petit tanard. Mon Toin-toin, lui vit dans ce pays, le Fred non ! Alors, laissons Toin-toin nous expliquer :
-         « D’abord, même que ouais, ici c’est un peu le bordel pour les bipèdes, ils ne sont pas d’accord entre eux pour une vieille histoire de tentatives de réunification de territoire qui date du onzième siècle, puis , étant sur le passage de différentes querelles pseudo religieuses, cela s’accentue. Le temps passe et la mort vient, c’est une guéguerre insoluble sauf depuis quelques années (à mon avis, je mange mieux), avec la reconnaissance de chaque peuple et leurs histoires de loups garous ayant différentes formes selon que l’on soit : Croates, Serbes, Macédoniens, Slovènes, Bosniaques, ou encore, Bulgares, Slovaques, Albanais. Ben oui, c’est compliqué tous ces détails, mais c’est la même chose en France si on veut faire manger un koing-aman breton aux Corses ou faire boire un gewürztraminer aux Bordelais. »
-         « Ensuite, il y a les différentes religions, i disent tous la même chose, mais avec des dieux différents, là c’est très compliqué parce que parfois c’est le même dieu mais pas tout à fait pareil, l’un est catholique, l’autre orthodoxe, puis musulman, protestant, et je vous parle pas des différences entre orthodoxes Arméniens, Russes, Grecs, Serbes, Bulgares, Etc. ! En fait, c’est le même Dieu mais vécu ou assimilé de manières différentes, à vous de voir, moi je préfère celui qui me nourrit le mieux avec maïs, blé, mac do, crème à la vanille. »
 
 Bon après avoir passé la nuit avec Toin-toin, ben oui ! Comme dit ma copine Grignette « y’as pas de mal à se faire du bien » nous reprenons la route avec le Fred, elle est belle, les petits cailloux sont en fleurs, les oiseaux chantent, je reprends ces chemins dont je ne comprends pas tous les tenants ni aboutissants, mais je vais et c’est le principale.
 
Robinet, pas reporter, plutôt trouillard, mais faut pas le dire !!
 
Ps : Le Fred est triste ce soir, Il vient d’apprendre que trois de ces collègues sont morts en Somalie, vos mieux que je tienne le silence demain.
 
Par Fred
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Samedi 2 février 2008
кокорико ! Cocorico
 
Ла ьонн журне а ву : (la bonne journée à vous)
 
Nos bipèdes sont en rang d’oignon à la frontière et moi planqué dans le bus, sous le siège avec ma crête éclairante pour vous raconter (Robinet grand reporter).
 
Frontière Croate donc ! Juste une formalité disait le Fred, pour moi oui et j’en profite pour vous présenter un peu ce pays : environ 4.500.000 habitants avec 80 âmes au Km2, pays indépendant depuis 1991 et qui cause beaucoup pour entrer dans l’UE depuis octobre 2005, la monnaie : le kuna, langue officielle : le Croate, espérance de vie de 71 années pour les mecs et de 79 années pour les nanas. Deux points noirs, la mortalité infantile est de 6 pour mille et le taux de natalité de moins 7%. Pour le reste …. Ça baigne !.Enfin presque.
 
 Voilà nos collègues de voyage qui remontent après deux heures de discussions, normal quoi !
Direction Zagreb avec arrêt pipi pour moi et palabres pour le Fred, puis direction Beograd en Serbie avec sa frontière digne d’un roman policier paraît-il. A suivre, c’est pour plus tard.
 
 Mais ce jour, ce drôle de pays qu’est la Croatie avec ses 68 aéroports dont 20 avec du goudron, pour les autres vous atterrissez derrière les moissonneuses batteuses ou dans un parc.
 
Vous connaissez, bien sûr ! Le dernier best seller de l’année 2007 à savoir « chroniques d’autour du der » de maître Armand Gautron ! Non ! Ben ça alors ! Vous ne pouvez donc comprendre la forme et les usages de Croatie, c’est tout en fer à cheval comme à Scrupt.
 -Déjà, sa forme, ce n’est pas les templiers mais l’avancée Ottomane qui donna cette forme à ce pays, ben oui, c’est en Croatie que les infidèles arrêtèrent cette vague venue d’Istanbul, (dommage, on pourrait fumer le narguilé en France et laisser le foin aux pipiers de Sarko).
-au nord, c’est la capitale : Zagreb (avec une piste en goudron) zone de prè-montagne
- à l’ouest, c’est un grand littoral rocheux avec touristes, glace à la vanille, plages, hôtels quatre étoiles pour les autres, jolies demoiselles, rendez vous galants sur la première destination des nudistes au monde, etc…… ; Cela va de Pula jusqu'à Dubrovnik, on y parle l’italien, avec 1200 îles et îlots, le rêve quoi !
- à l’est, les alpes Dinariques et le début de la fameuse plaine pannonienne, c’est par là que nous allons, pas de bol !
 
Les autoroutes sont vraiment bien, éviter d’en sortir car les routes secondaires, c’est digne du chemin du mont morêt, avec trous d’obus, mares à canards, moutons faisant la sieste, joueurs de dés, Mercedes 600s , someca 40, et autres ustensiles de la vie, j’ai même vu un tracteur avec des roues. Incroyable !
 
 Adieu grenouilles des «  côtes Croates », bonjour plaine pannonienne, futur grenier de l’Europe avec ses saules pour tout arbre, sa terre noire dégageant une odeur de « trop riche pour être vraie », un paradis pour mon paysan de Fred. Mais pourquoi donc les agriculteurs locaux ont l’air si tristes…….je me demande ?? Cette terre  est peut-être aussi dure que belle, est-ce ici que l’on confond « Avenir et Inquiétude », l’habitude du désespoir est pire que le désespoir lui-même.
 J’ai faim, quand est-ce qu’on mange !
 
Robinet
Par Fred
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Mercredi 30 janvier 2008
Kykapeky euh !! Non, cocorico
 
La Slovénie, ne pas confondre avec la Slovaquie, pas tout a fait au même endroit juste mille Km plus au nord pour les Slovaques, un jour peut être.
 
Petit pays indépendant depuis 1990, deux millions d’habitants, rentré dans l’union Européenne le 1 mai 2004 après un référendum ou 90% des votant on dit OUI !!!!(À faire pâlir les enfoirés de l’extrême droite Français et Néerlandais). Espérance de vie, 70 ans pour les bipèdes mâles, 80 ans pour les femelles (souvenez vous, lors d’un dernier voyage, l’espérance de vie était de 42 ans).
 Si la langue officielle est le Slovène, l’Italien à l’ouest du pays fait de la résistance et le Hongrois à l’est est couramment usité, donc que trois langues pour ce pays.
   Les tolars ont disparus depuis le 1/01/2007, remplacés non pas par des bagnards mais par l’euro, (quand on pense que les Anglais en sont encor à ranger leurs livres Sterling dans les bibliothèques). C’est un pays qui est passé du stade « emprunteur » à la fonction de  « donateur », en quelques années, sympa comme truc.
 
 Ici, c’est une grosse pensée pour nos écolos, des forêts partout (60% du territoire) et pas des arbres comme à Vitryole city, des vrais Arbres : beau, grand et fort, comme le Fred quand il dort. Une biodiversité exceptionnelle, enfin presque, pas d’éléphant ni de girafe, mais quand même. Vraiment chouette ces 300 Km pour traverser ce petit paradis.
 
Allez, direction la Croatie et sa capitale : Zagreb.   « Autre pays, autre histoire ».
 
Robinet un peu courbaturé !!
Par Fred
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Lundi 28 janvier 2008
   Une grande pensée pour Wyandotte ma copine, la bière ici se boit à la paille, rallongée d’un alcool fort genre « betterave aromatisée mirabelle » comme beaucoup de gens sérieux savent faire lors de leurs vœux de bonne année et pour la santé…..c’est plutôt alcool doux façon « bière fermentée dans une framboise ou une cerise d’un autre âge » histoire de vous rappeler l’état et la couleur de votre moi intérieur.
 
 Je m’égare un peu. Salzburg donc avec rencontre évidente de Mozart, je l’ai cherché partout : pas vu, pas pris, pas de musique, dommage. Par contre des ruelles superbes avec à chaque maison une enseigne en fer forgée représentant le centre d’intérêt de l’habitant, là une grenouille, une femme battue, un violoncelle, un forgeron, ailleurs c’est une chope, un sac à main, une autruche, un biceps, un tricycle, un chasseur, un rêve... . Superbe et haut en couleurs.
 Ici aussi ils font l’appel à la prière, mais pas comme dans beaucoup de pays avec une personne qui chante plus ou moins juste l’avé Maria en haut d’une grande tour (minaret), ça commence par un carillon voulant retracer la vie de Mozart puis toutes les églises de la ville répondent d’un seul élan de cloche, fabuleux, assourdissant, chœur et orchestre à la fois, impressionnant.
 Ok, je ne sais pas si c’est un appel à la prière car les églises restent fermées et que les personnes concernées se dirigent toutes vers les tavernes. C’est peut être «  l’appel à l’apéro institutionnalisé ».
 Je ne sais pas ce que fout le Fred, cela fait des heures qu’il discute avec des bipèdes tous vêtus bizarres……. A chacun son centre d’intérêt. Quand est ce que l’on mange ??
 
 C’est reparti pour Ljubljana capitale de la Slovénie avec la traversée des Alpes Juliennes. De nouveau une pensée pour mes maîtresses Armande de la Gloutonnerie et Armande de la Guillotine, elles n’aiment pas la neige, pourtant le plaisir de se rouler, de s’épouiller, de se laver dans ce lit de fraîcheur immaculée. Ah ! Mes deux favorites de la haute basse-cour me manquent, pouvoir partager avec elles ces splendides paysages, nous laver les yeux et le cœur dans cette mère nature grandiose, en oublier au coin de leurs ailes les réalités de ce bas monde, profiter de cet endroit unique au monde, je ne sais comment vous raconter, vous conter, c’est tout simplement beau.
 
Robinet
 
 
Par Fred
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Dimanche 27 janvier 2008
Cocorico (bonjour)
 Je vous passe Metz, le Luxembourg et ses renards qui courent la plaine, Mannheim, Stuttgart et ses usines. Puis, dans le coin de Ulm (Allemagne), un gros brouillard soudain devant notre véhicule, non ! Le brouillard est à l’intérieur du bus, avec de gros bruits à coté du chauffeur, arrêt plus que brutal, le moteur est en partie tombé, il est là, gisant sur l’autoroute comme une mouche au milieu d’un verre de bière se débattant pour ne point être avalée.
 Stupeur générale sauf le Fred qui rigole en me disant : « ça, c’est le coté Africain de l’Europe quand tout va bien », je suis blanc, il s’inquiète pour moi et rajoute : «  ben oui ! Quand tout va mal les états-uniens nous font une guerre ».
   « C’est pour cela qu’il faut toujours monter à l’arrière d’un car, je t’explique mon petit Robinet, si tu monte devant, tu risque de te ramasser un arbre, un poteau, un éléphant car 50% des accidents de bus sont frontaux, si tu monte au milieu, en général, les tireurs de roquettes visent le milieu du bus, par contre si tu monte derrière, tu as un grand carreau pour sortir et pour ta tranquillité…. tu ne vois pas le coup venir, sauf pour les bus Polonais où il faut prévoir un parachute car ils sont spécialistes des sauts de ravin en retour de prières». 
 Me voilà rassuré !!!!
 Quelques heures plus tard, nous sommes sur la route de München, de grandes forêts avec beaucoup de conifères, quelques chevreuils de petites tailles, des buses variables en quantités impressionnantes, c’est légèrement vallonné, c’est pas mal.
 Munich, immense et pas de bière, vite on passe, direction Salzburg en Autriche, 72 Km, en trois heures c’est fait. J’ai faim, et dormir dans un bus c’est génial pour moi, moquette et chauffage, pour le Fred c’est une autre histoire, son ventre c’est un peu arrondi et la vieillerie se fout de lui avec une aisance ! Je tais mon sourire.
 
A demain, Robinet
Par Fred
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Vendredi 25 janvier 2008
Bonjour,
Petit report en arrière, nous sommes le 20 janvier, le sac du Fred est prêt, mes plumes emballées, passeport pour le Fred,, carte de séjour basse cour, livret vétérinaire pour moi, gros bec aux poulettes et c’est parti ………………………..
 
 Trois Km , arrêt pipi et pour pouvoir passer la douane vitryolaise, je me planque dans le coffre.
 
 Quatre heures plus tard, le coffre s’ouvre et je vois mon Fred , figure décomposée me disant : « je t’ai oublié, nous avons mangés la galette, bu du Champagne, joués aux cartes, avalés nos conneries, bien rigolés et t’ai passé aux oubliettes, désolé petit bonhomme ».
 
 Ça commence bien comme parcours, les douaniers Champenois ont leurs bureaux dans un bistrot «  Café du Nord », en plus ils sont directement fournis par un marché parraineur appelé « Kit chi kit chi blot » dont le président n’est autre que le fournisseur officiel de tous les lieux de rencontre non fumeur du coin (bar, bistrot, restau, boulot, dodo, etc). Mal barré ce voyage.
 
 Gros dodo à Reims (France) puis, alors que mon collègue local salut le soleil et marque son territoire, une voiture tout en longueur avec plein de roues arrive de Paris pour nous emmener. Cinquante trois fauteuils dont quatre sont occupés, un régal pour le choix, pas grand monde pour papoter, en plus, pas fou le Fred, il choisit le fond du bus avec cinq sièges pour lui tout seul
 Donc au programme des jours à venir et dans un premier temps : Luxembourg, Allemagne, Autriche, Slovénie, Croatie, Serbie, et Bulgarie. La suite n’est pas encor définie.
 
Je vous raconte des que possible Robinet !!!!!!!
 
Par Fred
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Mardi 15 janvier 2008

C'était il y a quelque temps, au bal de la Nuits Saint Georges que j'ai rencontré la petite Juliénas, une fille drôlement Gigondas, un sacré beau Meursault, bien charpentée, et sous sa robe vermillon un grand cru classé, avec des arômes de cassis et de fraises des bois.

On a dansé Anjou contre Anjou sur un Sylvaner à la mode et plus tard lorsque je lui ai proposé de l'emmener dans mon Châteauneuf-du-Pape, elle est devenue toute Croze-Hermitage !!! Le temps d'aller chercher un Chablis au vestiaire, de mettre un petit Corton dans ses cheveux, on est montés dans ma Banyuls et on a roulé jusqu'au matin. Ah quelle belle journée !

On s'est baladé Entre-deux-mers, il faisait beau, on a Vacqueyras sur la plage, les pieds dans l'eau Clairette, on s'est Pouilly-Fuissé dans les dunes et puis comme le Mercurey montait sérieusement et qu'on commençait à avoir les Côtes Rôties on a décidé de rentrer. Mais voilà, en partant nous nous sommes retrouvés coincés dans les embouteillages, enfin les bouchons, quoi ! Je commençais à Minervois sérieusement et là, Juliénas et moi, nous avons commencé à nous crêper le Chinon. D'un seul coup elle a claqué la Corbière de la Banyuls et elle est partie ! Je me suis retrouvé comme Macon. "Quoi, me suis-je dit, elle s'est déjà Sauvignon avant même que j'ai le temps de la Sauternes!" Mais je vous Jurançon, je l'avais dans la Pauillac, en effet, j'étais tellement Tokay que j'ai couru après elle dans Lalande et les Chardonnay pour la rattraper.

Quand on s'est retrouvés, et que je l'ai vue devant moi en Gros-plant, je lui ai dit :" Ne fais pas ta Pomerol, et ne t'en va plus Gamay ! " En pleurant, elle est tombée dans mes bras en Madiran: "Ne m'en veux pas, je voulais juste être sure que ton Saint-Amour était vraiment Sancerre".

Depuis, on ne s'est plus cuités.

Auteur inconnu dans  la basse cour

Robinet  hic !

Par Fred
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Dimanche 13 janvier 2008
Les yeux de GRIGNETTE :    grignettenvrac.over-blog.com
 
 
 Avec l’autorisation de ses yeux, oh ! Combien somptueux, j’ai donc montré ces velours aux copains et copines de la basse cour.
 Exclamations générales : !!!! Applaudissement pour certains, horreurs et stupeurs pour d’autres.
Voici quelques réactions :
 
 - Bill : je n’ai jamais eu ces yeux dans mon lit.
 - Noiraude : ah ! Elle ose se monter nu.
 - Armande de la Guillotine : tiens, pour une fois, c’est pas une blonde.
 - Gide André : L’importance est dans le regard, non dans la chose regardée.
 - Ninon de l’enclos : ce regard est le premier billet doux de l’amante.
 - Racine Jeannot : j’entends ces regards que tu crois muets ma belle.
 - Virenque : je suis sur que ce n’est pas des yeux
 - Sartre : je perçois ces yeux mais j’appréhende le regard.
 - Valéry Pauline : Que d’enfants, si ce regard pouvait féconder. Que de morts s’il pouvait tuer.
 - Lao tseu : Je vois dans ses yeux mon corps se transformer en charcuterie fine, mes jambons fumer aux soleils d’hiver. L’envie dans toute sa splendeur.
 - Wyandotte : Quelle est cette bière qui la rends si belle.
 - Duchamp de chez Marcel : ce sont ces yeux qui font les tableaux.
 - Dumas Alexandre junior : Ces yeux qui lisent savent beaucoup, ceux qui regardent savent parfois davantage.
 - Cécile la jalouse : Ces yeux intéressés !! Ces yeux qui ne me regardent pas, ne me voient pas.
 - Shakespeare : La Grignette, elle regarde avec tes oreilles.
 - Cloé la douce : yeux de main, yeux de vilain.
 - William : regarder ou ne pas regarder.
 - Fabrice de Bretagne : ces yeux sont  un lendemain de fête ?
 - Francis le breton : Non, de fez noz.
  
Moi, j’ai répondu directement sur son blog.
 
 
Je me suis permis également de montrer tes émeraudes à notre paysan de Fred, il m’a répondu que tu étais une très jolie femme et quand je lui ai demandé pourquoi et comment disait-il cela, il m’a répondu en me regardant dans les yeux : « vous ne verrez de moi que le principal », «  un regard vos tous les discours du monde », et surtout, « cette femme s’est mise nue devant toi, Robinet, que veux tu lui demander de plus ».
 Puis il est reparti traire Noiraude la pudique et donner à manger à notre cochon Lao Tseu.
 
Alors là, j’ai compris cette vie de paysan, ce regard qu’il pose tous les jours sur nous, sur lui, sur tout ce qui nous entourent, sur la solitude de chacun d’entre nous.
Bref je voulais te remercier pour ton article de ce jour, te remercier de m’avoir ouvert les yeux.
Robinet l’aveugle
 
Par Fred
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